Saignement de Nez

Synonyme : Epistaxis, fracture du nez

DEFINITION :

Hémorragie provenant des fosses nasales, suite à une déchirure de la muqueuse ou de la rupture de ses vaisseaux. C’est une situation très fréquente dans les sports de contact. Cette hémorragie sera plus abondante en cas de fracture des os du nez.

SYMPTÔMES :

Le saignement de nez apparaît en général à la suite d’un traumatisme, chute sur la face, coup de poing, coup de coude, coup de genou. La douleur est concomitante du saignement. La douleur peut être plus importante en cas de fracture des os du nez. Des difficultés respiratoires peuvent survenir s’il existe une déviation ou un hématome de la cloison nasale.

LE GESTE IMMEDIAT :

S’asseoir, tête penchée en avant.
Se moucher une fosse nasale après l’autre, pour évacuer les caillots.
Placer le pouce et l’index de part et d’autre du nez, et comprimer les narines l’une sur l’autre pendant 5 à 10 minutes.

Si le saignement ne s’arrête pas :

Placer un coton pour arrêter l’hémorragie (coton hémostatique).
Le laisser en place pendant 1 heure.

Mais si le saignement continu :

Evacuer vers l’hôpital le plus proche.

S’il existe une fracture du nez associée :

Evacuer vers l’hôpital le plus proche.

GESTE A EVITER :

S’allonger et mettre la tête en arrière.
Prendre de l’aspirine pour la douleur (l’aspirine perturbe entre autre la formation des plaquettes qui servent à la coagulation).

CONSEILS :

Ne pas consommer trop d’Aspirine pour des douleurs musculaires.
Vérifier que le saignement soit bien stoppé avant de reprendre le sport (combat).
Consulter son médecin en cas de saignement de nez à répétition.

DELAIS DE REPRISE :

Quasi immédiat si l’hémorragie est complètement stoppée. Toutefois, si le saignement se reproduit, stopper immédiatement l’activité et recommencer les étapes pour arrêter l’hémorragie.
La reprise se fera après consolidation osseuse d’une fracture des os du nez. Toutefois, une reprise plus précoce peut être envisagée avec un masque de protection qui sera moulé à la chaleur (matériaux thermoformables).

Dr Philippe Chaduteau et M. Loic Paris


Point de Coté

DEFINITION :

Douleur intense et aiguë survenant au cours d’un effort, et qui se situe au bas de la cage thoracique.

SYMPTÔMES :

La douleur survient dans les premières minutes d’un exercice. Elle peut disparaître après quelques minutes ou obliger le sportif à s’arrêter du fait de l’intensité de la douleur. Elle peut être située à gauche ou à droite de l’abdomen. La douleur peut survenir si on pratique une activité physique tout de suite après un repas. La cause n’est pas véritablement élucidée. Une diminution de l’apport en oxygène aux muscles respiratoires (diaphragme et intercostaux) pourrait être une des causes. De même que l’étirement des structures de soutien des organes digestifs après un bon repas. Une mauvaise répartition du flux sanguin au niveau du foie ou de la rate peut entraîner une véritable douleur empêchant la poursuite de l’effort. Enfin la fermentation des Glucides ingérés de manière rapide et massive, pourraient entraîner une fermentation dans le côlon, source de douleur.

LE GESTE IMMEDIAT :

Ralentir la course en se penchant en avant tout en comprimant au niveau de la zone douloureuse avec sa main. Intensifier la respiration en forçant sur l’expiration. Si la douleur ne cesse pas, arrêter l’effort jusqu’à disparition complète. Avant la reprise de l’activité, reprendre une respiration ample et régulière.

Le conseil futé : démarrer toute activité sportive par un échauffement progressif. Ne pas pratiquer un sport après un repas ou à jeun.

GESTE A EVITER :

Forcer sur un point de côté qui ne passe pas.

CONSEILS :

La prévention passe par la mise en place d’un échauffement et d’une augmentation progressive de l’exercice physique et d’une amélioration de la technique.
Respecter la règle des 3 heures entre le dernier repas et la compétition, ainsi que l’équilibre alimentaire.
Consulter son médecin en cas de point de coté à répétition.

DELAIS DE REPRISE :

Quelques minutes à quelques heures.
Parfois, il faut attendre 24 heures car une gêne persiste.

Dr Philippe Chaduteau et M. Loic Paris


Plaie

Synonymes : coupure, écorchure

DEFINITION :

Rupture de la couche superficielle et/ou profonde de la peau à la suite d’un choc (arcade sourcilière, cuir chevelu…) ou par un objet contendant (bout de verre)

SYMPTÔMES :

Douleur et saignement.
L’importance du saignement dépend de la profondeur de la plaie et de sa localisation (le cuir chevelu et l’arcade sourcilière saignent beaucoup)

LE GESTE IMMEDIAT :

Se laver les mains ou porter des gants avant toute intervention sur une plaie.
Laver la plaie au sérum physiologique ou à l’eau du robinet pendant 5 minutes.
Nettoyer la plaie avec une compresse imprégnée d’un produit désinfectant type Biseptine®, du centre de la plaie vers l’extérieur.
Comprimer la plaie avec une compresse stérile pour arrêter l’hémorragie. La compresse peut être imprégnée avec des produits hémostatiques qui stoppent le saignement (Eau oxygénée Gifrer® ou Stop-hémo®).

- la plaie n’est pas profonde:

Appliquer du Leukosan® Strip sous tension, en rapprochant les deux berges de la plaie. La plaie doit être complètement recouverte par le leukosan® strip. L’ensemble est protégé avec un pansement.
Appliquer de la glace autour de la plaie.
Pour les plaies très superficielles (lacérations, coupures), il est possible d’utiliser Leukosan® Adhesive qui est une colle cutanée stérile ultra haute viscosité.

- Si la plaie est profonde :

La plaie sera suturée par un médecin.
En attendant, comprimer la plaie jusqu’à la pose des points de suture.

Le conseil futé : protéger les zones à risque : Arcades sourcilières, pommettes avec de la vaseline dans les sports de combats.

GESTE A EVITER :

Nettoyer la plaie de l’extérieur vers l’intérieur.
Nettoyer la plaie avec du coton.
Utiliser de l’alcool à 90°.
Mettre une crème antiseptique en pansement occlusif, qui favorise la macération.
Mélanger les antiseptiques (Bétadine® et Mercryl laurylé® ou Bétadine® et Cétavlon®).

CONSEILS :

L’absorption de granules d’Arnica® en dosage homéopathique (7 CH) et des antalgiques peuvent être conseillés en accord avec le médecin.
Garder les Leukosan® Strip pendant 8 jours sans les changer en prenant soins de nettoyer la plaie régulièrement avec de la Bétadine®.
Vérifier la vaccination antitétanique.
L’ablation des fils se fera au huitième jour par le médecin.

DELAIS DE REPRISE :

Il est préférable d’attendre le retrait du pansement ou des fils avant de reprendre les sports de contact (le football, le rugby, handball, basket..). De même, pour les sports de combat.
En revanche, pour toutes les activités sportives ne présentant pas de contact (course à pied, vélo..), la reprise peut être immédiate. Il suffit de bien protéger la plaie avec un pansement et des compresses.
Toutes les activités nautiques (natation, plongée sous-marine, ski nautique..) seront suspendues jusqu’à cicatrisation complète.

Dr Philippe Chaduteau et M. Loic Paris


Piqûre d’Insecte

DEFINITION :

Certaines piqûres d’insectes peuvent provoquer un désagrément qui nécessite l’arrêt de l’effort. Il est possible d’en minimiser les effets si les bons gestes sont pratiquer correctement et rapidement.
Dans des cas plus dramatiques, la piqûre entraîne une véritable allergie avec un choc anaphylactique.

SYMPTÔMES :

Dans les cas bénins, il s’agit d’une petite réaction allergique locale avec une démangeaison, un gonflement et une douleur. Toutefois, les signes seront différents en fonction du siège, du nombre et de l’existence d’une hypersensibilité.
Dans le cas d’une hypersensibilité individuelle, une seule piqûre suffit à déclencher le choc. Les manifestations cliniques sont brutales avec un délai d’apparition après la piqûre de 2 à 20 minutes. Il s’agit d’un véritable choc, avec augmentation de la fréquence cardiaque, pâleur, tension artérielle basse, détresse respiratoire, et des troubles digestifs (douleurs abdominales, diarrhée). Une piqûre au niveau du visage peut entraîner un gonflement de la face (œdème de Quincke).

LE GESTE IMMEDIAT :

Il faut extraire le dard (aspi-venin) et désinfecter la plaie. Il est possible d’appliquer de la glace autour de la piqûre pour limiter la propagation du venin et soulager la douleur.
Dans le cas ou il apparaît des démangeaisons généralisées, une difficulté pour respirer, une sensation de malaise, il faut appeler d’urgence un médecin ou faire le 18 ou 112 (pompiers) ou le 15 (samu).
En attendant les secours, le blessé sera installé :
Allongé sur le dos les jambes surélevées s’il est conscient.
En position demi-assise s’il a du mal à respirer.
En Position Latérale de Sécurité (malaise)s’il est inconscient.

GESTE A EVITER :

Eviter le grattage.
Comprimer la zone rougeâtre qui entoure la porte d’entrée de la piqûre, sous peine de répandre le venin.

CONSEILS :

Ne pas marcher ou courir pieds nus sur les terrains de sport, et mettre une tenue adaptée.
Se protéger avec des produits répulsifs contre les insectes pour éviter tout risque de piqûres.
Toujours être en possession de produits anti-histaminiques (anti-allergiques), voire d’adrénaline injectable en cas d’hypersensibilité (trousse d’urgence d’adrénaline prête à l’emploi, utilisable par le blessé ou son entourage, Anakit®).

DELAIS DE REPRISE :

Il est possible de reprendre l’activité sportive immédiatement après l’ablation du dard. Pour le choc, le médecin prendra la décision à la sortie de l’hôpital.

Dr Philippe Chaduteau et M. Loic Paris


Pansement Occlusif, Alcoolisé, Compressif

DEFINITION :

* Pansement occlusif :

C’est un moyen pour faire pénétrer, lentement, de manière transcutanée, un produit actif au niveau d’un muscle, un tendon, un ligament.
Le pansement occlusif peut être associé à tout autre traitement (kinésithérapique, médicamenteux…).

* Pansement alcoolisé :

C’est un moyen pour continuer l’effet du froid et pour luter contre l’œdème (entorse) en utilisant de l’alcool modifié à 60°. Il faut le mettre tout de suite après l’application de glace.

* Pansement compressif :

C’est un moyen de lutter contre l’apparition d’un œdème dans le cas d’une entorse ou pour empêcher la propagation d’un hématome dans le cas d’une béquille ou d’un claquage musculaire.

LE GESTE IMMEDIAT :

* Pansement occlusif :

pansement occlusif
Enveloppement du produit avec un pansement type Opsite®

- Il suffit d’appliquer une grosse quantité de pommade (la moitié du tube) sur l’endroit à traiter, sans la faire pénétrer. Le produit actif utilisé sera différent en fonction de l’effet désiré :
* Un anti-inflammatoire non stéroïdien (Nifluril®) : tendinite
* Un décontracturant : contracture musculaire
* Arnica gel, Hémoclar® : contusion musculaire ou osseuse, entorse
* Tulle gras, Cuticell® classic, Homéoplasmine® : échauffement cutané, dermabrasion, brûlures
* Pommade HEC® : petites plaies

- Envelopper le produit avec un film plastique ( type alimentaire) en faisant plusieurs tours ou un pansement type Leukomed® T, Opsite®de grande taille.

- Entourer-le tout d’une bande cohésive type Tensoplus® ou Co-plus® pour assurer le bon maintient du pansement et le garder toute la nuit.

- Retirer le pansement le lendemain et rincer à l’eau pendant 5 minutes.

- Renouveler le pansement occlusif 4 jours de suite (en l’absence d’allergie).

* Pansement alcoolisé :

Mettre des compresses sur la zone gonflée.
Imbiber largement d’alcool à 60° les compresses (du coton cardé peut être utilisé).
Envelopper le tout avec une bande cohésive type Tensoplus®, Co-plus®.
Garder le pansement pendant 1 heure.
Renouveler l’opération tout de suite après l’application de glace, soit 4 fois par jours pendant 4 jours.

* Pansement compressif :

Utiliser une bande cohésive type Tensoplus®, Co-plus®
Appliquer de manière circulaire autour de la zone lésée, en comprimant de manière importante le membre blessé.
Réaliser un pansement large qui dépasse nettement l’œdème ou l’hématome.
Garder la compression seulement 10 minutes.
Relâcher la compression puis la renouveler après le glaçage en pratiquant un serrage moins intense.
Le pansement compressif peut être associé au glaçage et au pansement alcoolisé.

GESTE A EVITER :

* Pansement occlusif :
Utiliser du Ketum gel® ou du Niflugel®, ces produits contenant un excipient alcoolisé, peuvent entraîner une brûlure cutanée

* Pansement alcoolisé :
Prendre de l’alcool à 90° pour réaliser le pansement.

* Pansement compressif :
Garder le pansement plus de 10 minutes

Dr Philippe Chaduteau et M. Loic Paris


Hématome de l’Oreille

DEFINITION :

Hématome situé à la partie supérieure de la face externe de l’oreille sous la membrane qui enveloppe le cartilage au niveau du pavillon.
Il est consécutif à des coups ou des frottements répétés (lutte, boxe, rugby, judo..).

SYMPTÔMES :

Il s’agit d’un gonflement de volume variable ayant déplissé l’oreille, de couleur rouge violacée qui apparaît suite à une hémorragie. Il n’existe pas de douleur ni de diminution de l’audition.

LE GESTE IMMEDIAT :

Le geste doit être immédiat, pour diminuer le volume de l’hématome.
Appliquer de la glace.
Mettre en place un pansement compressif.
A renouveler pendant 3 jours.

LE GESTE A EVITER :

Appliquer de la chaleur.
Retarder la compression.

CONSEILS :

Enlever les boucles d’oreilles et « percing » avant toute activité sportive.
Il faut absolument éviter l’apparition de l’oreille en «choux-fleurs » qui est une déformation caractéristique du pavillon de l’oreille liée à un hématome mal pris en charge ou à une reprise trop précoce.
Si l’hématome est trop volumineux, le médecin devra effectuer une ponction.

DELAIS DE REPRISE :

Après disparition complète de l’hématome (15 jours). La reprise peut se faire avec une protection spéciale ou un bandage qui passe autour des oreilles.
En fonction des consignes du médecin après ponction.


Oeil au Beurre Noir

Synonyme : Hématome de la paupière

DEFINITION :

Hématome provoqué par un choc soit directement sur l’œil par l’intermédiaire d’un coup de poing, d’une balle ou ballon, soit indirectement sur le nez (fracture des os propres du nez).

SYMTPÔMES :

La région autour de l’œil est gonflée par l’œdème réactionnel et l’hématome, le saignement donne l’aspect bleuté. La douleur est importante.

Dans des formes importantes, la région palpébrale (paupière et arcade) est tellement gonflée que l’œil donne l’impression de se refermer avec une déformation importante.

LE GESTE IMMEDIAT :

Allonger le sportif sur le dos.
Appliquer de la glace (protéger l’œil) :
- en utilisant une poche de glace, un pack de froid instantané, sans oublier d’interposer un linge humide entre la poche de glace et l’œil.
- en l’absence de glace, appliquer un linge humide sur l’œil (qui a été recouvert par une compresse), en le renouvelant aussi souvent que possible.

Comprimer la zone gonflée avec une petite plaquette (utilisé fréquemment à la boxe) ou tout autre objet pouvant réaliser une compression (abaisse langue).

Alerter les secours (18 – 112 –15) pour faire évacuer le blessé à l’hôpital et faire un bilan oculaire et crânien.
Rester à jeun.

Le conseil futé : il est recommandé de réaliser une compression sur l’œdème avec un objet dur et de petite taille type pièce de monnaie (nettoyer avant usage) avant d’appliquer le froid.

LE GESTE A EVITER :

Utiliser une bombe de froid (risque de vaporisation dans les yeux : brûlure).

CONSEILS :

Toute baisse de l’acuité visuelle nécessite la consultation d’un médecin ophtalmologiste en urgence.
Appliquer de la glace régulièrement dans les jours qui suivent.
Pour la nuit, appliquer la crème type Arnica® ou Hémoclar® sur l’hématome en évitant d’en mettre dans l’œil.

DELAIS DE REPRISE :

Ce n’est qu’après l’avis d’un Médecin ophtalmologiste qui aura confirmer l’intégrité de l’œil que le sportif pourra reprendre son activité dans les jours suivants. Dans le cas de complications (hémorragie dans l’œil, décollement de la rétine…), le médecin indiquera les délais de reprise.

Dr Philippe Chaduteau et M. Loic Paris


Oedeme

DEFINITION :

C’est une infiltration de liquide dans les tissus.
L’œdème survient dans toutes les inflammations aiguës et réactions allergiques (piqûre d’insecte). Il est généralement consécutif à une entorse ou un traumatisme musculaire tel qu’une béquille ou un claquage.

SYMTPÔMES :

L’œdème se traduit par un gonflement de l’articulation ou du membre. La douleur est fonction du traumatisme.
L’importance de l’œdème n’est pas proportionnelle à la gravité du traumatisme (une cheville gonflée comme « un pamplemousse » n’est pas forcement une entorse grave).

LE GESTE IMMEDIAT :

Appliquer le protocole GREC = Glace, Repos, Elévation, Compression

- Glace :

Appliquer une vessie de glace (si possible pilée). Pour éviter le risque de gelure, un linge humide sera interposé entre la peau et la glace, et la durée d’application ne dépassera pas 20 minutes.

- Repos :

Arrêt des activités physiques.

- Elévation :

Pour améliorer le drainage de l’œdème, il est important de surélever le membre (au moins 45° pour le membre inférieur).

- Compression :

A la fin du glaçage, maintenir le membre surélevé.
Mettre des compresses sur la zone gonflée.
Imbiber largement d’alcool à 60° les compresses (du coton cardé peut être utilisé).
Comprimer le segment de membre ou l’articulation avec un bandage de contention élastique type Tensoplus®, Co-plus® pour éviter la propagation de l’œdème.
Garder le pansement pendant 1 heure.
Retirer les compresses (l’alcool peut brûler si on le laisse trop longtemps).
Remettre la bande pour continuer à comprimer (la compression sera plus légère).
Attendre 4 heures.
Renouveler l’opération tout de suite après l’application de glace, soit 4 fois par jours pendant 4 jours.
oedeme bandage compressif
Réalisation d’une compression suivie d’un glaçage effectué à l’aide d’une compresse refroidissante, maintenue par une bande cohésive.

Le conseil futé :

Sur le terrain en l’absence de compresses et d’alcool à 60°, la compression et le glaçage peuvent être effectués simultanément:
- La compression est réalisée en faisant un tour de bande.
- Mouiller abondamment le bandage.
- Placer la poche de froid et l’envelopper avec le reste de la bande.
- Laisser en place 20 mn.

LE GESTE A EVITER :

Mettre de la chaleur.
Prendre de l’alcool à 90° pour réaliser le pansement alcoolisé.

CONSEILS :

Consulter son médecin au quatrième jour pour qu’il fasse un bilan.

DELAIS DE REPRISE :

Les délais dépendront de l’importance du traumatisme (béquille, contracture, claquage, entorse…)

Dr Philippe Chaduteau et M. Loic Paris


Malaise

Synonyme : évanouissement, syncope, PLS

DEFINITION :

Faiblesse générale et sensation angoissante de perte de connaissance. La syncope est un malaise avec arrêt du cœur et de la respiration.

SYMPTÔMES :

Faiblesse dans les jambes accompagnée de sueur, bourdonnements d’oreille, pâleur et de trouble de la vision, pouls rapide et filant.
Ces symptômes peuvent marquer le début d’une syncope.

LE GESTE IMMEDIAT :

Mettre le sportif en Position Latérale de Sécurité (PLS) :
Plier son polo de telle manière qu’il puisse servir de coussin pour la tête du sportif.
Placer ce polo replié en face de la tête, du coté où le sportif va être positionné, dans l’angle formé par l’épaule et la tête.
Ecarter le bras du sportif de façon à ce qu’il fasse un angle de 90° avec le buste.
Se mettre à genou, au niveau du thorax du sportif.
Tenir fermement l’épaule et la hanche du sportif par les vêtements.
Faire pivoter l’ensemble du corps en tirant simultanément sur les 2 mains.
Arrêter le mouvement et plier le genou contro latéral et le bras du sportif pour stabiliser la position.
Placer la tête légèrement en arrière.
Recouvrir le sportif.
Alerter.

MALAISE 1
Tenir fermement l’épaule et la hanche du sportif par les vêtements.
MALAISE 2
Faire pivoter l’ensemble du corps en tirant simultanément avec les 2 mains.
MALAISE 3
Arrêt du mouvement, plier le genou controlatéral pour stabiliser la position.

LE GESTE A EVITER :

Laisser le sportif sur le dos.
Effectuer la manœuvre trop rapidement.

CONSEILS :

Prendre des cours de secourisme.

DELAIS DE REPRISE :

Dépend du bilan médical et de la cause du malaise.

Dr Philippe Chaduteau et M. Loic Paris


Luxation

Synonyme : déboîté

DEFINITION :

Déplacement permanent de deux extrémités osseuses, «les os sont déboîtés ».

SYMTPÔMES :

La douleur est très importante et la déformation de l’articulation est évidente. Dans les minutes qui suivent, un gonflement apparaît.

Quelques exemples de déformation:

* Pour le doigt : la phalange est passée par-dessus l’autre.
* Pour l’épaule : il existe une encoche sur le galbe de l’épaule.
* Pour la rotule : elle est déplacée vers l’extérieur.

luxation doigt
Radiographie d’une luxation du doigt.

Luxation épaule
Radiographie d’une luxation d’épaule.

LE GESTE IMMEDIAT :

NE PAS TOUCHER sauf en ce qui concerne le doigt et qu’il existe sur les lieux une personne ayant une grande habitude de ce genre de traumatisme (médecin, kinésithérapeute, entraîneur expérimenté).
Pour toutes les autres luxations, ne pas tenter de réduire (risque de fracture-arrachement, de lésions nerveuses)
Conditionner le sportif (l’allonger, le couvrir, appliquer de la glace)
Laisser le sportif à jeun.
Appeler les secours en faisant le 18 ou le 112,15.

GESTE A EVITER :

Vouloir réduire absolument.
Donner à boire.

CONSEILS :

Ne jamais céder à la tentation ni à la pression de l’entourage qui demandent de réduire la luxation sur le terrain (risque médico-légal ).
Appliquer de la glace sur l’articulation pour éviter l’apparition d’un œdème et pour diminuer la douleur.

DELAIS DE REPRISE :

Fonction de l’articulation concernée et des suites post-réduction (temps entre la luxation et la réduction, complications…). Les consignes seront données par le médecin.